Guides
Sous-traitance·4 min de lecture

Contrat de sous-traitance BTP : guide complet

Les clauses obligatoires d'un contrat de sous-traitance conforme à la loi de 1975 : garantie de paiement, retenue de garantie, paiement direct en marché public.

Mis à jour le 3 juillet 2026

Pourquoi un contrat écrit est indispensable

La loi n'impose pas formellement un contrat écrit pour la sous-traitance en marché privé. Mais travailler sans contrat expose les deux parties à des risques majeurs. Sans écrit, il n'y a pas de preuve du périmètre des travaux, du montant convenu, ni des conditions de paiement. En cas de litige, c'est parole contre parole.

Plus important encore : la loi du 31 décembre 1975 impose au donneur d'ordre de fournir une garantie de paiement au sous-traitant. Sans contrat formalisant cette garantie, le contrat de sous-traitance est nul. Et cette nullité peut être invoquée pendant cinq ans.

Les clauses essentielles

Un contrat de sous-traitance BTP conforme doit contenir l'identification des parties (donneur d'ordre et sous-traitant, avec SIRET, adresse, représentant légal), la désignation du chantier et du marché principal, la description précise des travaux sous-traités, le montant HT et TTC de la prestation, les conditions de paiement (délai, modalités), la garantie de paiement choisie (caution bancaire ou délégation de paiement), et les conditions de réception des travaux.

La garantie de paiement : caution ou délégation

C'est le cœur du contrat. L'article 14 de la loi de 1975 impose au donneur d'ordre de fournir une garantie de paiement au sous-traitant, à peine de nullité du contrat. Deux options existent.

La caution bancaire est un engagement d'un établissement financier de payer le sous-traitant si le donneur d'ordre ne le fait pas. C'est la solution la plus courante en marché privé. Elle a un coût (la banque prend une commission), mais elle laisse au donneur d'ordre la maîtrise du paiement.

La délégation de paiement est un accord par lequel le maître d'ouvrage (le client final) s'engage à payer directement le sous-traitant. Elle est plus sûre pour le sous-traitant puisqu'il n'a pas à attendre que le donneur d'ordre le paie. Mais elle implique l'accord du maître d'ouvrage, ce qui n'est pas toujours simple à obtenir.

En marché public, le mécanisme est différent : c'est le paiement direct qui s'applique obligatoirement dès que le montant du contrat de sous-traitance dépasse 600 € TTC.

La retenue de garantie

Le contrat peut prévoir une retenue de garantie de 5% du montant des travaux. Cette retenue, prélevée sur chaque paiement, protège le donneur d'ordre contre les malfaçons ou les travaux non terminés. Elle est conservée pendant un an après la réception des travaux, puis libérée si aucune réserve n'a été formulée ou si les réserves ont été levées.

La retenue de garantie peut être remplacée par une garantie à première demande, ce qui permet au sous-traitant de toucher 100% de ses factures immédiatement.

Le paiement direct en marché public

En marché public, les articles 6 et 12 de la loi de 1975 imposent le paiement direct du sous-traitant par le maître d'ouvrage public dès que le montant du contrat de sous-traitance dépasse 600 € TTC. Le sous-traitant facture directement le maître d'ouvrage, qui le paie sans passer par l'entreprise principale.

Ce mécanisme protège le sous-traitant contre la défaillance de l'entreprise principale. Mais il impose une acceptation préalable du sous-traitant par le maître d'ouvrage et un agrément de ses conditions de paiement.

Le seuil de vigilance URSSAF

Dès que le montant du contrat atteint ou dépasse 5 000 € HT, l'obligation de vigilance s'applique. Le donneur d'ordre doit collecter l'attestation de vigilance URSSAF et les autres documents obligatoires à la signature, puis les renouveler tous les six mois.

Les erreurs les plus fréquentes

Première erreur : ne pas mentionner la garantie de paiement. Le contrat est nul, et le sous-traitant peut demander le paiement direct au maître d'ouvrage en invoquant cette nullité. Le délai pour agir est de cinq ans depuis la jurisprudence de 2023 qui a requalifié la nullité en nullité relative.

Deuxième erreur : confondre le contrat de sous-traitance avec un simple bon de commande. Un bon de commande ne contient pas les clauses obligatoires de la loi de 1975 et ne protège personne.

Troisième erreur : ne pas déclarer le sous-traitant au maître d'ouvrage en marché public. Sans acceptation préalable, le sous-traitant n'a pas droit au paiement direct et le donneur d'ordre s'expose à des sanctions.

Ce que fait Quitus

Quitus génère des contrats de sous-traitance conformes à la loi de 1975 en quelques clics. Vous sélectionnez le chantier, le sous-traitant et le montant, vous choisissez la garantie de paiement (caution ou délégation), et le logiciel produit un PDF complet avec toutes les clauses numérotées, conforme à la jurisprudence 2023. Le calcul du seuil de vigilance URSSAF est automatique.

Essayer Quitus gratuitement pendant 14 jours →

Prêt à être en règle ?

Quitus gère la facturation électronique, la conformité sous-traitance et le suivi de chantier pour les artisans et PME du BTP.

Essayer 14 jours gratuits

Articles liés

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Pour toute question relative à votre situation particulière, consultez votre expert-comptable.